--- title: "Six routes côtières françaises à faire lentement" url: https://www.voyage-jour.com/routes-cotieres-france/ author: "Voyage du jour" date_published: 2026-09-19T09:00:00+02:00 date_modified: 2026-09-21T22:54:18+02:00 categories: ["France"] image: https://www.voyage-jour.com/wp-content/uploads/2026/09/routes-cotieres-france.webp description: "Six routes côtières françaises, du Pas-de-Calais aux Alpes-Maritimes, se parcourent lentement, chacune avec un tracé et un arrêt qui vaut le détour. Rouler côtier obéit à quelques…" site: "Voyage du jour" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Six routes côtières françaises à faire lentement Six routes côtières françaises, du Pas-de-Calais aux Alpes-Maritimes, se parcourent lentement, chacune avec un tracé et un arrêt qui vaut le détour. Rouler côtier obéit à quelques règles simples avant même de choisir un itinéraire. Partir tôt évite la lumière plate de midi et les files de l’après-midi sur les tronçons les plus fréquentés en été. Le sens de circulation compte aussi : sur une route en corniche, mieux vaut rouler dans le sens où la mer se trouve du côté passager, ce qui laisse le regard libre sans quitter la chaussée des yeux au volant. En saison haute, le stationnement se fait rare aux points de vue les plus connus, et arriver avant dix heures ou après dix-sept heures change souvent tout. ## La route des Caps, de Calais à Boulogne-sur-Mer La D940 longe la Côte d’Opale sur une quarantaine de kilomètres, de Calais à Boulogne-sur-Mer, en passant par Sangatte, le cap Blanc-Nez, Wissant, le cap Gris-Nez et Wimereux. Comptez une bonne demi-journée avec les arrêts aux deux caps, où les falaises de craie tombent directement dans la Manche. La route se prête bien au printemps et à l’été, quand les jours longs laissent le temps de marcher jusqu’aux points de vue sans se presser ; l’hiver, le vent y est particulièrement soutenu. Le cap Blanc-Nez justifie à lui seul le détour : par temps clair, les falaises anglaises de Douvres se devinent de l’autre côté du détroit, à une vingtaine de kilomètres à peine. ## La Côte de Nacre, d’Ouistreham à Courseulles-sur-Mer Entre Ouistreham et Courseulles-sur-Mer, la route littorale du Calvados traverse Lion-sur-Mer, Hermanville-sur-Mer, Langrune-sur-Mer, Bernières-sur-Mer et Saint-Aubin-sur-Mer sur une vingtaine de kilomètres. Le trajet se fait en moins d’une heure sans arrêt, mais chaque village mérite une pause devant ses maisons de bord de mer et ses accès de plage. La saison la plus confortable va du printemps à l’automne, la côte restant très exposée au vent en hiver. À Courseulles-sur-Mer, le Centre Juno Beach rappelle que ces plages tranquilles ont porté le débarquement de juin 1944. ## La Côte de Granit Rose, de Perros-Guirec à Trégastel En Côtes-d’Armor, la route qui relie Perros-Guirec à Trégastel en passant par Ploumanac’h ne fait qu’une dizaine de kilomètres, mais elle mérite d’être prise lentement : les rochers de granit rose, sculptés par l’érosion, changent de teinte selon l’heure et la lumière. La meilleure période court de la fin du printemps au début de l’automne, en fin de journée, quand la lumière rasante rosit vraiment la pierre. Le sentier des Douaniers, à Ploumanac’h, longe le phare et les chaos de granit sans qu’il soit nécessaire de marcher longtemps pour en profiter. ## La Corniche Vendéenne, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie aux Sables-d’Olonne Cette route longe la côte vendéenne sur environ trente kilomètres, de Saint-Gilles-Croix-de-Vie aux Sables-d’Olonne, en passant par Saint-Hilaire-de-Riez. Le trajet direct prend une quarantaine de minutes, mais les criques et les avancées rocheuses qui bordent la route donnent envie de s’arrêter tous les deux ou trois kilomètres. L’été concentre l’essentiel de la fréquentation ; juin et septembre offrent la même lumière avec beaucoup moins de monde sur les parkings. ![Route en corniche au-dessus de la mer, virage serré le long de la falaise](https://www.voyage-jour.com/wp-content/uploads/2026/09/routes-cotieres-france-corniche.webp) La zone rocheuse de la Sauzaie, à Saint-Hilaire-de-Riez, mérite l’arrêt : la corniche y domine directement des criques accessibles à marée basse. **Quand rouler ces routes côtières** Le printemps et le début de l’automne offrent une lumière comparable à celle de l’été, avec beaucoup moins de trafic sur les tronçons les plus étroits. Juillet et août restent jouables tôt le matin, avant que le stationnement ne devienne le vrai obstacle. ## La Corniche des Maures, du Lavandou à La Croix-Valmer La D559 suit le littoral varois du Lavandou à La Croix-Valmer, via Cavalière, Le Rayol-Canadel-sur-Mer et Cavalaire-sur-Mer, sur une vingtaine de kilomètres qui prennent facilement une heure avec les arrêts. Les massifs des Maures tombent presque dans l’eau par endroits, et la route alterne virages serrés et brèves lignes droites en surplomb. Le printemps et l’arrière-saison restent nettement plus fluides que juillet et août, où cette D559 sature en fin de matinée. **Le sens qui met la mer du bon côté** Sur ces corniches à deux voies, rouler dans le sens qui place la mer côté passager libère le regard du conducteur des à-pics et des murets bas. Cela facilite aussi les arrêts sur les rares emplacements aménagés, situés presque tous du même côté. Le Domaine du Rayol vaut la pause : ce jardin botanique en terrasses descend jusqu’à une crique privée, à Rayol-Canadel-sur-Mer. ## Les Trois Corniches, de Nice à Menton Entre Nice et Menton, trois routes superposées longent la même côte : la Basse Corniche, la Moyenne Corniche et la Grande Corniche, qui se rejoignent à Roquebrune-Cap-Martin. Elles traversent ou surplombent Villefranche-sur-Mer, Beaulieu-sur-Mer, Èze, Cap-d’Ail, La Turbie et Beausoleil sur une trentaine de kilomètres. Compter une demi-journée pour la Grande Corniche, la plus haute et la plus dégagée sur la baie, avec un détour par le village perché d’Èze. Ces routes se roulent toute l’année, mais le printemps et l’automne offrent l’air le plus clair pour voir loin sur la baie, tandis qu’août ajoute une circulation dense sur la Basse Corniche, au plus près des plages. **Trois routes, trois altitudes** La Basse Corniche longe le rivage au plus près des plages et des ports. La Moyenne Corniche domine la baie à mi-hauteur. La Grande Corniche, la plus ancienne des trois, offre les vues les plus dégagées mais aussi les virages les plus resserrés. Le village d’Èze, perché sur son piton rocheux entre la Moyenne et la Grande Corniche, offre une vue qui porte sur toute la baie de Villefranche. ## Composer son propre itinéraire Ces six routes se combinent rarement en un seul voyage tant elles sont dispersées sur le littoral, mais chacune se glisse facilement dans un séjour régional plus large. La règle reste la même partout : partir tôt, choisir le sens qui met la mer du bon côté, et accepter de perdre du temps aux points de vue plutôt que de viser une moyenne horaire. C’est cette lenteur assumée qui distingue une route côtière d’un simple trajet entre deux villes. --- ## À propos de l'auteur **Voyage du jour** — La rédaction de Voyage du jour. Chaque article est vérifié avant publication, et corrigé quand une information change.